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Un nouveau métier de chargé de prévention se dessine

Source: Hospimedia, Publié le 06/02/20 - 16h25 par Pia Hémery

La prévention sera désormais portée par une fondation reconnue d’utilité publique, issue du Club des acteurs de la prévention. Ses membres réclament la création d’un nouveau métier de chargé de prévention. Le travail de reconnaissance s’engage alors.

Le Club des acteurs de la prévention passe à la vitesse supérieure. L’association continue de rassembler. Elle vient d’être rejointe par de nouveaux membres, notamment la FHP Île-de-France et le groupe Orpéa-Clinéa. Et elle sera hébergée en juin prochain par la Fondation de l’académie de médecine, ont informé ses dirigeants ce 5 février lors d’un déjeuner-débat. Certes l’association deviendra une fondation reconnue d’utilité publique et changera de nom, cependant son action restera inchangée.

Elle devrait même se renforcer. Cette notoriété nouvelle devrait en effet lui permettre de conforter son oeuvre : celle « de rendre la prévention en santé attractive et ludique, pour qu’elle devienne une réalité tangible, durable et mesurable sur le terrain », rappelle-t-elle dans un communiqué.

L’organisation vise pour cela à fédérer un maximum d’acteurs de proximité, aux initiatives nombreuses et variées, et à y ajouter de l’innovation, à l’instar des « corner prévention » à l’hôpital initiés en 2017 (lire notre article). Via son appel à projets Mon Territoire de prévention, le club entend aussi « montrer les bénéfices d’une action ciblée, originale, reproductible, menée au niveau local, en résonance avec les priorités de santé d’une communauté ». Et ce 5 février, les nouveaux métiers de la prévention étaient à l’honneur avec le lancement d’un groupe de travail sur le sujet.

Un diplôme universitaire en création

« Nous avons besoin de gens qui s’occupent des autres », a déclaré Stéphanie Pistre, directrice du Club des acteurs de la prévention. Elle les appelle des « préventionnistes » ou « chargés de prévention ». Mais il faut les former et rendre le métier attractif. « Comment faire de la prévention sans formation ni métier reconnu ni consultation tarifée ? », a quant à elle interrogé Caroline Desaegher, déléguée générale de la Fondation Ramsay Santé. Le cursus de formation des professionnels de santé ne prévoit que trois heures sur la prévention, a pointé cette dernière. Et après un tour d’horizon des formations de l’Hexagone, son équipe n’a recensé qu’un diplôme universitaire d’éducation sanitaire du citoyen à Brest (Finistère). C’est pourquoi, sa fondation s’est liée à cette faculté de médecine pour créer un diplôme universitaire de chargé de prévention en santé, à destination des professionnels de santé. Il sera lancé en septembre 2020, comprendra des fondamentaux sur la prévention primaire, secondaire et tertiaire et des modules sur les grands sujets, tels que le diabète, l’obésité, la santé mentale, le cancer…. Le tout se déroulera sur dix-huit mois en formation continue avec du e-learning. La faculté et la fondation réfléchissent par ailleurs à un parcours rapide sur deux mois en temps complet.

Une consultation spécifique souhaitée

Ensuite viendra l’interpellation des organismes de tutelles et de régulation afin de faire reconnaître ce nouveau métier. Et pourquoi pas aller jusqu’à une consultation de prévention, comme c’est le cas à l’Institut Pasteur de Lille (Nord), a continué Caroline Desaegher. Et d’envisager aussi de porter le projet dans le cadre du dispositif article 51 d’innovation organisationnelle en santé. Stéphanie Pistre a quant à elle suggéré d’expérimenter ce nouveau métier dans les régions ultramarines, où le taux de vieillissement est supérieur au national, où le taux de chômage des jeunes est important, et où la prévalence de l’obésité, du diabète et des addictions est importante et peu accompagnée. Un rapprochement avec les parlementaires est initié en ce sens, a-t-elle informé. Et de poser en outre la question de l’incarnation de la prévention par des personnalités pour rendre le sujet plus glamour. « Il faut être attractif », a-t-elle insisté. Un prochain débat du club portera en cela sur « le beau, le bon et la prévention ».

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Des espaces de prévention seront installés dans des hôpitaux en lien avec le service civique

Source : Hospimedia, 16/05/17, par Pia Hémery

« La prévention n’est pas la vocation première de l’hôpital or elle pourrait avoir sa place et son espace« , a indiqué Stéphanie Pistre, directrice du Club des acteurs de la prévention, ce 16 mai dans le cadre d’une agora organisée lors de la Paris Healthcare Week. Dans l’idée de sortir les établissements de santé du « tout curatif » et considérant le potentiel du temps passé par l’usager dans les salles d’attente des hôpitaux, son association, avec le Cercle Sens & Santé, a imaginé un projet-pilote baptisé « Corner prévention à  l’hôpital ». À l’image d’un espace relais, il s’agit de créer un lieu dédié à  la prévention. L’idée du corner est de proposer « une information ciblée et personnalisée pour tous« , usager comme professionnel, pour une prévention « ludique, attractive et accessible« , a argumenté Stéphanie Pistre. Des kits d’information seront fournis en fonction de l’âge de la personne, des ateliers et minilabs seront proposés, de même que des massive online courses (Mooc) et des vidéos de bonnes pratiques. Et diverses thématiques seront abordées : dentaire, nutrition, activité physique et sportive, diabète, tabac, prévention cardiovasculaire… Proposé il y a quelques jours au bureau de la FHF àŽle-de-France, le concept a été accueilli favorablement. L’hôpital change en effet de paradigme « avec une responsabilité plus populationnelle et territoriale« , a rappelé Philippe Soulié, délégué régional de la fédération francilienne. Il y voit aussi une opportunité dans le cadre du développement du service civique dans les hôpitaux. Les jeunes inscrits dans cette démarche seraient préalablement formés par le Club des acteurs de la prévention pour devenir des ambassadeurs de la prévention. Dès lors, la fédération lancera en septembre 2017 un appel à  candidatures dans la région pour distinguer quatre à  cinq établissements volontaires. Le déploiement du projet débuterait alors concrètement début 2018.

Des ateliers d’écriture sur les incivilités à  venir

Le Club des acteurs de la prévention a d’autres projets en cours. L’un d’entre eux porte sur les incivilités, cette question étant parvenue jusqu’au groupe de travail sur la qualité de vie au travail. Ses membres souhaitent dès lors mieux faire connaître la charte des droits et devoirs de l’usager. L’association va donc lancer un concours d’écriture de scénarios auprès des équipes hospitalières. Les meilleures idées seront tournées et réalisées par des professionnels de l’audiovisuel pour ensuite être diffusées.

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APMnews.com : LA FHF va lancer un appel à  candidatures pour expérimenter des « corners » prévention dans des établissements franciliens

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L’express N° 3250 : 16 octobre 2014

« Une dizaine de parlementaires parmi lesquels Jean Arthuis (UDI), Gérard Bapt (PS), Valérie Boyer (UMP), Martine Pinville (PS) ou encore  Philippe Vigier (UDI) vont participer, avec le club Acteurs de la Prévention, à  l’élaboration d’un livre blanc pour « faire de la prévention une priorité » de la politique de santé. Le document, qui devrait être prêt en avril 2014 et sera remis à  la ministre Marisol Touraine, formulera 10 propositions sur différents thèmes tels que l’alimentation, l’activité physique, le travail, l’e-santé ou encore le bilan prévention, l’un de ses chevaux de bataille de ce groupe de réflexion. » V. L.

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