Colloque Fondation Pileje et Institut Pasteur

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Le jeudi 1er octobre 2015, la fondation Pileje et l’Institut Pasteur de Lille co-organisait un colloque ayant pour thème :

Démocratiser l’accès à la prévention :

Comment permettre une prévention active et l’éducation à la santé pour tous?

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Lors de cette journée, 5 propositions concrètes ont été abordées : 

  • Le développement de partenariats public-privé. Trop de contraintes réglementaires et des freins culturels brident la collaboration entre le secteur public et le secteur privé. Or, la prévention pourrait être beaucoup plus efficiente dans une enveloppe budgétaire donnée si les partenariats public-privé étaient encouragés, à partir d’un cahier des charges des bonnes pratiques.
  • Créer une plateforme en ligne recensant l’ensemble des initiatives de prévention et éducation santé sur les territoires. Beaucoup d’initiatives exemplaires méritent d’être connues, et les rendre publiques pourrait sinon inciter, du moins servir de modèles à la mise en Å“uvre d’actions similaires ailleurs en France. Cela permettrait ainsi le recensement des actions ; cela permettrait ainsi le recensement des actions ; leur déploiement et leur évaluation seraient facilités.
  • La prescription médicale d’activité physique pour les patients atteints d’Affection de Longue Durée (ALD). L’impact thérapeutique d’une pratique sportive, encadrée par du personnel dédié, pour des patients atteints de maladies chroniques (exemple du cancer du sein ou de la prostate, diabète, maladies cardiovasculaires…) est prouvé scientifiquement. Le médecin devrait ainsi pouvoir prescrire de l’activité physique en cas de besoin et assurer le suivi vis-à-vis de ses patients. Cela pourrait avoir une incidence sur la réduction des dépenses de santé à moyen et long terme.
  • La nécessité de mieux cibler les actions bénéficiant de financements vers les publics qui en ont le plus besoin. Il convient d’éviter le saupoudrage qui n’est pas efficace, et privilégier les actions de terrain sur les populations concernées notamment les plus précaires, sur l’ensemble du territoire. Ce sont les ARS (Agences Régionales de Santé) qui sont sans doute les mieux placées pour impulser ces actions localement, à partir d’un budget réévalué à la hausse en faveur de la prévention.
  • . Rendre la prévention agréable. «Mangez 5 fruits et légumes par jour», « Faites au moins ½ heure d’activité physique par jour», «Ne fumez pas »… La prévention des maladies chroniques est trop souvent vécue comme une injonction à faire ceci ou ne pas faire cela. Vécue parfois comme une corvée, cela pourrait être en fait de vrais moments de plaisir, en développant des actions de soutien, de solidarité et de partage. Il convient par exemple de favoriser des évènements autour du repas, véritable outil de prévention des maladies chroniques et cela dès le plus jeune âge.

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En amont du colloque, une étude a été réalisé par l’Ifop pour la Fondation Pileje.

Celle ci aborde les points suivants :

la propension personnelle à consacrer de l’argent à la prévention;

l’impact perçu de la crise en matière de santé et prévention;

le sentiment sur la qualité du remboursement des frais de santé;

le rôle perçu de la prévention et de l’éducation à la santé;

le rôle perçu de l’argent dans l’accès à la prévention et de l’éducation à la santé;

l’adhésion à différentes propositions relatives à la prise en charge collective ou individuelle de la prévention;

l’arbitrage entre la prise en charge du curatif et du préventif;

le jugement sur différentes pistes de prise en charge financière de la prévention. 

 

 

Pour trouver la version en ligne avec les résultats de cette étude, cliquez ici !  

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Pour obtenir plus d’informations, rendez vous sur le site dédié au colloque : http://www.education-preventionsante.fr/

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